AGEN 4 les leçons du scrutin

Les leçons du scrutin

Le résultat de chacun des 2 tours des élections départementales est riche d’enseignement.

D’abord, c’est une évidence : malgré le ras le bol des partis affiché par les citoyens et annoncé dans tous les sondages, cette élection a été éminemment politique et il n’y a pas eu de place dans ce scrutin pour les candidats sans étiquette (sauf l’exception d’un candidat qui était déjà maire de sa commune et qui a ainsi bénéficié d’une assise électorale certaine).

Les électeurs qui se sont déplacés ont choisi de voter pour un parti, souhaitant en cela voter pour une majorité de gestion politique (gauche ou droite) pour le département. Les candidats sans étiquette portaient certes des valeurs, des projets et une éthique mais cela n’a pas suffi à motiver les abstentionnistes dégoûtés de la politique. Dont acte.

 Le Front National bénéficie d’un vote d’adhésion sur une base électorale relativement stable, conforté par des électeurs qui ont exprimé leur ras le bol des politiques menées. Au second tour, ces mêmes électeurs se sont retournés vers leurs appareils politiques d’origine,  ou ont formé le fameux « front républicain » qui a empêché l’élection de conseillers départementaux FN dans le Lot et Garonne.

Par contre ces électeurs « mobiles » ont manqué fortement aux candidats  UMP, UDI ou soutenus par ces partis, entraînant pour certains d’entre eux l’élimination directe à l’issue du premier tour (Agen 2 ; L’Ouest Agenais; Villeneuve 2).

 Et sur notre canton Agen 4 que s’est-il passé ?

D’abord un constat : il existe un électorat de gauche au Passage. Il a progressé au fil des scrutins.

En 2004 Thierry Lacan n’est pas devenu Conseiller Général par hasard, tout comme en 2008 où il a manqué de peu le fauteuil de maire. La même raison a vu l’arrivée de Jean Louis Matéos en 2011 au siège de conseiller général et cela a abouti à l’élection de Francis Garcia en 2014. La gauche a régulièrement progressé dans toutes les élections au Passage d’Agen, y compris les présidentielles et les législatives.

Second constat : au 1er tour de ces élections départementales sur le seul Passage, le FN a obtenu 250 voix de plus qu’au second tour des élections municipales. Il y a fort à parier que ces voix ont été prises au candidat UMP (qui, dans le même temps, en a perdu  650) passant ainsi  derrière le FN et ne devant sa qualification au second tour que grâce à l’apport des voix agenaises.

L’échec du binôme Barailles Matéos est donc un échec cinglant  pour le PS et pour le Maire du Passage.

En effet la ville du Passage n’a pas fait l’élection de ses conseillers départementaux alors que son poids électoral était supérieur à celui d’Agen (60 pour cent) et que la 1èreAdjointe était candidate.

Plusieurs raisons à cela :

  • L’absence de Jean Louis Matéos dans cette campagne et le flou sur son état de santé volontairement entretenu par les socialistes. Ils ont fini par démotiver un électorat de sympathie qui lui était propre.

  • Une liste de trois Agenais pour une Passageoise alors que toute la commune du Passage est prise en compte dans ce nouveau canton, contre 6 quartiers d’Agen seulement.

  • Une lettre de soutien du Maire du Passage qui a voulu, sans doute, imiter son collègue d’Agen, mais a fait l’erreur principale de reconnaître que notre ville est gérée par le Conseil Général … (ce que nous savions déjà, mais qui n’était pas connu du grand public).

  • La désaffection d’une partie des Passageois, déçus par la première année de mandat du Maire pourtant considérablement aidé par la presse pour sa communication. Dans un des journaux de notre presse quotidienne régionale (dont on sait que le patron est par ailleurs Président du Parti Radical de Gauche), il ne se passe pas un jour sans un article de désinformation concernant la municipalité (à croire que c’est le maire lui-même qui écrit les articles). Les interventions des groupes d’opposition y sont en effet très rarement reprises, jamais dans leur intégralité. Quant au 2ièmeorgane de presse il diffuse régulièrement  des interviews du maire, sans jamais donner la parole aux groupes d’opposition.

    Tous les pouvoirs de communication étaient ainsi réunis pour amener les  lecteurs vers les urnes.

Les électeurs en ont décidé autrement. 

Il va être intéressant maintenant, de voir comment  les uns et les autres évoluent après ces résultats. En ce qui nous concerne Gilles Frémy et moi-même, nous ne changerons rien à notre présence effective, à notre travail de terrain, à notre communication. Nous en avons pris l’engagement et nous respecterons notre parole.

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