La Dépêche du 26/03/2014 : Le va-tout de Corinne Griffond

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Prise de risque maximum pour Corinne Griffond, 3e, dimanche, et qui déchire l’acte d’alliance signé entre l’UDI, dont elle fait partie, l’UMP et le Modem.

Dimanche, les Passageois auront le choix. Comme au 1er tour, quatre bulletins à mettre dans l’urne (*). Silencieuse jusqu’à lundi soir après une réunion avec ses colistiers, Corinne a fait savoir qu’elle maintenait sa candidature dimanche.

Enfin joignable hier, elle dit vouloir se démarquer de l’accord UDI-Modem-UMP prévoyant le retrait du candidat le moins bien placé en cas de primaire au 1er tour à droite. «Certes Jean Dionis et Michel Diefenbacher ont signé cet accord mais il appartient aux présidents de ces partis politiques dans le département. Dans ma liste, trois colistiers seulement ont une carte politique.» Dont elle, membre du Parti radical valoisien. «Les autres ne sont pas liés à cette convention. De mon côté, je ne me sens pas liée par cet engagement politique. J’ai été bafouée, insultée. Le débat n’a pas eu lieu, c’était une campagne de sous-sol.»

Elle prend le risque d’être écartée des autres échéances électorales. Elle affirme avoir reçu des pressions. «À l’UDI, on m’a clairement dit que je pouvais tirer un trait sur un poste aux élections cantonales et régionales si d’aventure je me maintenais.»

Mathématique

Arrivée en 3e position, talonnée par le FN Delbosq, Corinne Griffond veut aller jusqu’au bout de sa démarche. «J’ai demandé l’avis de mon équipe. Il était unanime. Un capitaine ne quitte pas son équipe avant la seconde mi-temps. Au prétexte de faire carrière, je les laisserai tomber ? De toute façon, j’étais déjà en marge de l’UDI.» Son maintien peut-il émietter les chances du candidat UMP Christophe Bocquet ? L’analyse de Corinne Griffond est brutale : «De toute façon, Bocquet n’aurait pas été élu… Le report des voix se ferait, on me l’a dit sur le terrain, au profit du FN. Je ne veux pas de ça.»

Les électeurs passageois vont devoir démêler la pelote de laine et se souvenir aussi que Jean Dionis, maire d’Agen, président de l’agglo et ici président de l’UDI, avait annoncé son soutien à la désormais apatride Corinne Griffond, allant même jusqu’à renvoyer Christophe Bocquet à ses chères études vétérinaires.

Quel résultat pour ce dernier coup de poker d’une néo-Passageoise arrivée rive gauche l’an dernier ? Réponse dimanche vers 20 heures. Comme dernier coup de griffe, Corinne Griffond rappelle que Martine Girotto, candidate à l’époque et aujourd’hui sur la liste de Christophe Bocquet, avait appelé à voter pour Thierry Lacan le candidat socialiste en 2008. «Moi je ne me retire pas.» Sa liste a été déposée hier.

«La politique ce n’est pas la mathématique.»

(*) Francis Garcia (gauche), Christophe Bocquet (UDI-Modem-UMP) et Sébastien Delbosq (Front national) et Corinne Griffond se retrouvent pour un débat organisé par le groupe Dépêche du Midi aujourd’hui, à paraître jeudi.

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