Le Petit Bleu du 09/09/2013. Corinne Griffond veut fédérer

Pour l’heure, c’est la seule candidate déclarée pour la municipale au Passage-d’Agen. Corinne Griffond bat la campagne depuis deux ans et présentera sa liste en décembre. Et le projet qui va avec.

En milieu de semaine, Corinne Griffond a annoncé très officiellement sa stratégie politique, «la démocratie de proximité». Elle va partir à la rencontre des habitants du Passage, en rappelant, «ses» principes. Le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide.

Pourquoi la politique ?

J’ai intégré l’équipe de Dionis à Agen, en 2008, au nom de la société civile. Je n’avais jamais pris de carte nulle part, mes deux seules cartes étaient celles de la CFDT et de l’Association familiale du canton de Beauville. De mes expériences précédentes, 10 ans à l’UDAF, puis à l’UNAF ou à la CAF, j’ai bien compris que le pouvoir de décision est du côté des élus mêmes si les idées viennent souvent du monde associatif. Clairement oui, j’ai tiré profit de mon expérience pour faire avancer des dossiers. Les choses ont été plus vite pour la «Clé des sens», l’accueil de jour. Sans mon expérience précédente il aurait fallu plus de deux ans pour obtenir un résultat. Oui, à la mairie d’Agen, j’ai pu me rendre compte où étaient les vrais lieux de décisions.

Votre expérience professionnelle vous a donc servi dans votre vie d’élue ?

L’expérience est importante. Elle donne conscience de ce que les gens vivent réellement, de ce que l’on peut faire pour les aider. J’ai vu sur le terrain les vraies détresses ou bien ceux qui se surendettent à dessein, ceux qui profitent du système et les autres, qui se battent. Quant à la carte de la CFDT, je dirais que la vérité n’est ni dans un camp ni dans l’autre, j’ai choisi Jean-Louis Borloo, que je connaissais par ailleurs, j’ai choisi le côté du centre. Je viens du Parti radical valoisien. On n’admet pas encore en France que le centre peut exister.»

Élue à Agen, pourquoi choisir Le Passage ?

Simplement parce que j’y habite. Je veux vraiment m’investir dans la ville où j’habite. Sinon, vouloir être élu, être maire en fait, c’est un cheminement personnel, partir de mon expérience personnelle pour montrer que je suis capable de faire autre chose, d’avoir un niveau de responsabilité autre et de construire un projet. Le pouvoir ne m’intéresse pas en tant que tel, il ne m’intéresse que s’il permet de faire quelque chose. Je crois que le pouvoir doit servir à faire avancer des projets. Ce qui m’intéresse plus que le pouvoir, plus que les partis politiques, c’est de fédérer . Ce n’est pas la carte politique des gens qui est intéressante, c’est l’ambition commune pour une ville. Fédérer une équipe, c’est mettre tout le monde autour d’une table, faire que chacun se sente en capacité de dialoguer, faire avancer des idées et admettre que l’on peut ne pas être tous d’accord.

Vous parlez peu de politique politicienne…

Je ne crois pas à l’idéologie, l’idéologie ne donne que du sectarisme et de l’intolérance. Je défends au contraire l’idée de tolérance, d’écoute. Je ne demande pas aux membres de mon équipe s’ils ont une carte, certains oui, les autres je ne sais pas. Notre liste qui sera présentée en décembre a envie de réussir, ensemble, pour la ville. Nous travaillons ensemble sur un projet pour les six années à venir. Il est question de fidélité dans nos engagements, dans notre façon de travailler, dans notre volonté de réussir pour faire réussir Le Passage.

S’il y a des listes en face que se passera-t-il ?

Je préfère perdre et garder mon âme que gagner en faisant des embrouilles. Quant à Jean Dionis, il m’a dit de réfléchir quand je lui ai annoncé mon intention de partir sur Le Passage. Pas de problème.»

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Et vos rapports avec Jean Barrull ?

Nous nous sommes rencontrés, il m’a expliqué un certain nombre de choses sur la ville du Passage. Il sait depuis le début que j’ai décidé d’être candidate. Il est sur une fin de mandat. Son histoire n’est pas mon histoire, je ne suis pas là pour vivre son héritage. Au Passage, je suis l’avenir.

Vous parlez beaucoup de «démocratie de proximité»

La rencontre avec les Passageois au cours des réunions débat est essentielle. Nous devons partager avec les Passageois, nous voulons savoir quelles sont leurs attentes. Les problématiques seront ensuite intégrées dans notre projet. Il y a des thèmes essentiels, ils, les Passageois, parlent d’école, de sécurité, de quartiers… Car même si Le Passage, pour certains, ressemble à une cité-dortoir il y a un véritable esprit de village ici. Les gens se parlent, se connaissent, oui, c’est une ville très attachante. Quant à ce qui me touche… Je crois surtout à l’optimisme. Je connais des gens qui croisent tous les malheurs du monde mais qui, avec de l’optimisme croient encore à la vie, à l’avenir. À l’inverse, j’ai du mal à supporter ceux qui ont trois fois rien et qui pleurent. Ce que je déteste le plus, ce sont ces personnes qui demandent des rendez-vous qui ne viennent pas. Et qui quand on les croise dans la rue expliquent qu’ils ne croient pas aux politiques.

Recueillis par Jean-Louis Amella.

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